Les symptômes : ce que vous ressentez et comment vous l’exprimez
J’ai la cheville instable : elle « lâche » tout le temps
L’instabilité ne fait pas toujours mal au repos, mais elle crée une insécurité permanente. Voici comment les patients décrivent leur gêne :
- Le dérobement : « ma cheville lâche d’un coup, souvent vers l’extérieur, sans que je puisse me rattraper. »
- L’appréhension constante : « je regarde toujours où je mets les pieds. Je ne marche plus sur les pavés ou dans l’herbe par peur de me refaire une entorse. »
- Les entorses à répétition : « je me tords la cheville 3 ou 4 fois par an, même pour des incidents minimes. »
- La sensation de « flou » : « j’ai l’impression que ma cheville flotte, qu’elle n’est pas bien emboîtée. »

Pourquoi ma cheville est-elle instable ?
Il existe deux types d’instabilité qui se cumulent souvent.
L’instabilité mécanique, autrement dit le « matériel » est abîmé
C’est souvent la suite logique d’une entorse mal soignée. L’instabilité relève d’une problématique liée à :
- une lésion ligamentaire : les ligaments, qui sont le frein de la cheville, ont été étirés ou déchirés par accidents (répétitifs ou non) et ne jouent plus leur rôle de stabilisateurs. Ils sont devenus trop longs donc inefficaces. On dit que vous êtes « laxe ».
- la morphologie (le pied Varus) : si votre talon a naturellement tendance à partir vers l’intérieur, l’alignement de votre pied n’est pas idéal et le bras de levier favorise l’entorse. C’est une cause génétique fréquente.
L’instabilité fonctionnelle, autrement dit votre « logiciel » neurologique bugge.
Dans cette situation, c’est un défaut de communication entre votre cheville et votre cerveau qui peut entraîner cette instabilité. On peut distinguer plusieurs effets :
- Défaut de proprioception : normalement, des capteurs dans vos ligaments informent votre cerveau et la position de votre pied doit s’adapter au sol rencontré. Si ces capteurs sont « déconnectés » ou déficients, votre cerveau réagit trop tard et votre pied ne « répond » plus et vrille.
- Faiblesse des muscles fibulaires : Ce sont les muscles situés sur le côté de la jambe qui sont les protecteurs de la cheville. S’ils sont trop faibles, ils ne parviennent pas à « verrouiller » l’articulation lors d’un faux pas.