Le tendon du jambier postérieur (côté intérieur)
C’est le tendon qui soutient votre voûte plantaire. Il souffre souvent quand le pied s’affaisse (pied plat). On parle de tendinopathie (maladie du tendon).
L’INTERDIT de SOS Pied Cheville : ne faites JAMAIS d’infiltration dans ce tendon.
C’est formellement déconseillé. Une infiltration diminue la capacité de cicatrisation et précipite la rupture. Or, un jambier postérieur rompu ne se répare pas. On soigne ce tendon en traitant la cause : le pied plat (semelles ou chirurgie du pied).
Le tendon d’Achille (à l’arrière)
C’est le plus gros tendon du corps, mais il peut céder brutalement.
- La rupture : vous ressentez une douleur violente, comme un coup de fouet, puis souvent… plus rien. + lien vers site rupture
- Le conseil SOS Pied Cheville : inutile d’aller aux urgences, de faire une radio ou une IRM. Ce qui compte, c’est de consulter un spécialiste rapidement. L’opération doit idéalement avoir lieu dans les 15 jours car les fibres sont encore malléables. Nous pratiquons une chirurgie mini-invasive pour respecter le tendon. Il s’ensuit une rééducation immédiate.
- Le tendon douloureux : si le tendon n’est pas rompu mais fait mal. Que faire pour rééquilibrer et soulager le tendon d’Achille douloureux ? On met le tendon au repos mais pas à l’immobilisation car il faut continuer à le stimuler. Sont recommandées :
- Des semelles pour le mettre au repos en diminuant les contraintes.
- La kinésithérapie (Protocole de Stanish) et les ondes de choc pour stimuler la fabrication de collagène.
- Les massages profonds.
Les tendons fibulaires (côté extérieur)
Situés derrière la bosse de la cheville (malléole), ils souffrent souvent à cause d’un pied trop creux.
- La luxation des fibulaires (la luxation) : c’est une pathologie rare et souvent oubliée. Ce qui peut causer des douleurs chroniques à la cheville. La cause la plus fréquente de cette pathologie est un traumatisme sportif. Le mécanisme le plus souvent incriminé est une flexion dorsale forcée avec violente contraction des muscles fibulaires et éversion du pied. La « poulie » (le rétinaculum) qui retient les tendons casse, et le tendon saute vers l’avant.
- Le risque : si on ne traite pas, les luxations deviennent de plus en plus fréquentes pour des gestes minimes. Le tendon finit par s’user et casser. Les infiltrations sont ici aussi une très mauvaise idée.
Le traitement exclusif : le traitement par attelle ne donne pas de bons résultats. L’intervention consiste à réparer la sangle, c’est-à-dire en suturant le retinaculum à l’os : on recout la « poulie » à l’os.
Cette technique peut être réalisée à ciel ouvert ou sous arthroscopie (technique du Dr Stéphane Guillo), via une caméra minuscule et de petites incisions,. Les complications sont ainsi réduites au maximum.