Le tendon doit-il obligatoirement présenter une fissure pour que le PRP fonctionne ?
Non. L’inflammation chronique du tendon change son architecture et le rend moins malléable, plus sec. Gratter ce tendon et injecter du P.R.P. permet de relancer une vascularisation plus propice à diminuer son inflammation et à améliorer sa fonction.
Combien de temps l’effet sera-t-il efficace ?
Difficile de répondre. Il existe une très grande variabilité entre individus, liée au fait que les lésions sont différentes. De plus, le vécu douloureux est lui aussi très variable dans son évolution à terme.
Le PRP fait-il mieux que le gel d’acide hyaluronique pour les articulations ?
À ce jour, aucune étude ne prouve la supériorité d’un traitement par rapport à l’autre.
Si on ne répare pas mon articulation ou mon tendon, les douleurs vont-elles revenir ?
L’intérêt du P.R.P. est de diminuer le retentissement douloureux pour que le patient puisse se réapproprier son articulation ou son tendon. La prise en charge rééducative en aval permettra de prolonger l’efficacité.
Est-ce considéré comme un produit dopant ?
Le P.R.P. est une technique autologue, mais sans « capacitation » du produit sanguin. Le but est de restaurer la fonction pour un retour au niveau antérieur, non d’en permettre l’optimisation. Pour ces raisons, le P.R.P. est autorisé par l’Agence mondiale antidopage.
Existe-t-il des contre-indications à l’injection ?
La tolérance de l’injection est excellente et il n’y a pas de terrain à risque. Si le site de l’injection est suspect de processus infectieux ou tumoral, l’injection ne sera pas réalisée. Par précaution, les injections sont à éviter pendant la grossesse (aucune donnée sur le sujet). Le maintien des médicaments fluidifiants sanguins est conseillé en cas de doute (nous consulter) ; il n’entraîne pas de mise en danger lors de l’infiltration.
Combien d’injections sont nécessaires ?
Il est difficile de répondre à cette question, vu l’hétérogénéité des profils d’atteintes rencontrés et des protocoles mis en place. Notre attitude est de faire un point systématique un mois après une injection unique. Une nouvelle injection peut être proposée selon l’évaluation.
Quelles sont les modalités de remboursement ?
Au même titre que la viscosupplémentation, ce dispositif ne peut être pris en charge par la sécurité sociale, tiers payant compris (ALD, AT, maladie professionnelle). Renseignez-vous auprès de votre mutuelle santé.