UNE EXPLICATION S'IMPOSE...
L’aponévrosite plantaire est une pathologie très courante, absolument pas grave, mais qui peut parfois être très mal vécue par les patients car les solutions thérapeutiques sont souvent en échec. Elle représente une des manifestations du vieillissement et la douleur peut être ressentie de façon plus ou moins intense selon le profil psychologique et l’état général du patient (dépression, anxiété, problème dans la vie professionnelle ou personnelle, …)
L’ ANATOMIE
L’aponévrose plantaire ou fascia plantaire est une structure triangulaire fibreuse, très épaisse en regard de la plante du pied, tendue entre le calcanéum et les métatarsiens.
Elle a pour rôle de protéger les tendons sus-jacents et soutenir l’arche interne.
Elle appartient au complexe suro-achilléo-plantaire : structure fibreuse s’insérant en arrière du genou, se prolongeant par le tendon d’Achille puis s’insérant sur le calcanéum et se terminant sur les têtes métatarsiennes.
LE PROBLÈME DE L’APONEVROSITE PLANTAIRE
L’aponévrose plantaire est une grosse corde qui permet de tenir le pied et qui évite son affaissement.
Les fibres de collagène qui composent l’aponévrose plantaire qui sont microscopiques et les cellules qui ont pour mission de réparer les fibres qui cassent sont dépassées. Cela explique la réaction inflammatoire et explique également que la cause peut être due à une hypersollicitation (trop de fibres qui cassent) et elle peut être due aussi à une diminution de l’activité des tendinocytes (vieillissement).
L’épine calcanéenne est la même pathologie que l’aponévrosite plantaire.
Pourquoi ? Parce qu’au bout d’un certain temps, à force de se casser, les fibres de collagène se calcifient et on retrouve sur la radiologie une image d’ »épine calcanéenne » qui n’est pas du tout une épine, et qui peut induire en erreur les patients sur le traitement.