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LE TRAITEMENT D’UN HALLUX RIGIDUS

Votre médecin est le plus apte à choisir le bon traitement. N’hésitez pas à en discuter avec lui.
Avant d’opérer, votre médecin peut vous prescrire un traitement contre la douleur que vous pourrez prendre pendant les poussées.
Une chaussure large, confortable et avec une semelle anti-choc peut également améliorer la douleur.
Des semelles podologiques peuvent aider à soulager l’appui sur le gros orteil et à répartir le poids sur l’avant-pied.
Néanmoins, il faut retenir que rien ne peut stopper la progression de l’arthrose et seule la chirurgie peut apporter une solution définitive.

QUAND FAUT-IL OPERER?

Si vous avez mal, que votre chaussage devient difficile, que la marche devient douloureuse, il faut sérieusement penser à l’opération.

QUELLES CONSEQUENCES SI L’ON N’OPERE PAS?

La douleur va augmenter, rendant la marche et le chaussage de plus en plus difficiles. La raideur va s’aggraver et l’arthrose peut également toucher les articulations sus et sous-jacentes.
Des troubles secondaires peuvent aussi apparaître tels que bursite, durillon, et infection.

LE TRAITEMENT CHIRURGICAL D’UN HALLUX RIGIDUS

Deux techniques principales existent:

  • La cheilectomie, le plus souvent associée à une ostéotomie de déflexion de la tête du premier métatarsien, est envisageable lorsque l’arthrose est peu sévère.
  • L’arthrodèse de l’articulation métatarsophalangienne est réalisée lorsque l’arthrose est devenue trop sévère.

Nous privilégions pour notre part depuis maintenant plus de 15 ans les traitements chirurgicaux les moins invasifs possibles. Néanmoins, nous savons aujourd’hui que la chirurgie mini-invasive n’est pas toujours applicable. Dans ce cas, votre chirurgien restera le plus apte à choisir le meilleur traitement pour vous.

L’OPÉRATION

Anesthésie
Une consultation préopératoire avec un médecin anesthésiste-réanimateur est obligatoire. Ce médecin vous expliquera, lors de cette consultation, les modalités et les choix possibles d’anesthésie adaptée à la chirurgie et à vos problèmes de santé. Lors de cette consultation, il sera également fait le point sur vos traitements médicamenteux. De nouveaux traitements pourront également être mis en place, que cela soit avant ou après l’intervention. Les plus fréquemment utilisés sont des anticoagulants, des antibiotiques, des antalgiques, des anti-inflammatoires… Ils comportent bien sûr des risques spécifiques. L’anesthésie opératoire est le plus souvent locorégionale (anesthésie englobant un segment de membre, de la jambe aux orteils) car c’est l’anesthésie la moins dangereuse et elle permet dans un grand nombre de cas d’avoir une action antidouleur extrêmement intéressante qui va permettre de diminuer la prise de médicament.

Réalisation de l’anesthésie au bloc opératoire. L’équipe d’anesthésie de la Clinique du Sport de Bordeaux-Mérignac sont des experts reconnus dans l’anesthésie loco-régionale. Ils utilisent l’échographie qui sécurise grandement le geste. Certains membres de l’équipe sont également formés aux techniques d’hypnose.

Installation
Au bloc opératoire, vous serez installé à plat dos, parfois légèrement incliné vers le côté opposé à celui de l’opération. Les incisions sont variables selon les techniques, de plusieurs mini-incisions à une incision unique de quelques centimètres. Le recours à un garrot est habituel, pour interrompre temporairement l’arrivée de sang au niveau de la zone opératoire. Celui-ci peut être mis en place au niveau de la cuisse ou de la jambe. Les techniques chirurgicales sont nombreuses. Elles sont le plus souvent réalisées sous endoscopie (c’est-à-dire l’introduction d’une caméra dans votre corps). On diminue ainsi de façon très importante le risque de complication. Quand cela n’est absolument pas possible, on réalise l’intervention à ciel ouvert (c’est-à-dire sous le contrôle de la vue). Lors de votre passage au bloc opératoire, ne vous étonnez pas si l’on vous demande plusieurs fois votre identité, le côté à opérer (à votre arrivée, lors de votre installation…) : c’est une procédure obligatoire pour tous les patients.

Un acte chirurgical n’est JAMAIS un acte anodin. Quelles que soient les précautions prises, le « risque zéro » n’existe pas. Lorsque vous décidez de vous faire opérer, vous devez en avoir conscience et mettre en balance les risques avec le bénéfice attendu d’une intervention (= balance bénéfice/risque). Nous sommes là pour vous aider et vous guider. Malgré les compétences de votre chirurgien et de l’équipe qui vous prend en charge, tout traitement comporte malheureusement une part d’échec. Cet échec peut aller de la réapparition de symptômes à leurs aggravations ou à d’autres complications plus graves que l’on retrouve dans toute chirurgie. Ces complications peuvent être le fait du hasard, de la malchance mais peuvent aussi être favorisées par des problèmes de santé qui vous sont propres (connus ou non, locaux, généraux). C’est en grande partie pour cette raison que nous essayons dès que possible de réaliser votre chirurgie par voie endoscopique afin de diminuer les incisions faites au corps et par là-même de réduire au maximum les possibles complications.

L’ouverture
Nous privilégions toujours les techniques les moins invasives afin de diminuer le risque cicatriciel. Néanmoins, nous savons aujourd’hui que la chirurgie mini invasive n’est pas toujours applicable. Dans ce cas, votre chirurgien restera le plus apte à choisir le meilleur traitement pour vous.

LES DIFFERENTES TECHNIQUES CHIRURGICALES D’UN HALLUX RIGIDUS

La cheilectomie
Cette technique consiste à retirer la barrière osseuse dorsale afin d’améliorer la mobilité de l’articulation métatarsophalangienne. Cette technique est réalisable en percutanée et par voie d’abord ouverte. Elle est envisageable lorsque l’arthrose reste peu sévère.

Exemple de cheilectomie percutanée

Associée à la cheilectomie, une ostéotomie de déflexion de la tête par voie percutanée permet de réorienter la surface articulaire du premier métatarsien et ainsi diminuer les contraintes sur les lésions arthrosiques dorsales.

On réalise ensuite une arthroscopie afin de contrôler la correction réalisée.

L’arthrodèse 
Cette technique consiste à réaliser la fusion de l’articulation métatarsophalangienne. Le cartilage abîmé est retiré. La phalange proximale et le premier métatarsien sont fixés ensemble à l’aide de vis +/- d’une plaque. Cette procédure est définitive et enlève la mobilité de l’articulation. Elle peut être réalisée par arthroscopie, en percutané et voie d’abord ouverte.

Exemple d’arthrodèse avec fixation par vis et plaque.

Les gestes associés
La chirurgie de l’hallux rigidus peut être associée à d’autres gestes. On peut, par exemple, dans le même temps opératoire, opérer une griffe ou rééquilibrer le poids de l’avant-pied (DMMO).

La fermeture
Les plaies opératoires sont fermées à l’aide de fils résorbables. Il n’y a pas de points à retirer par la suite et le pansement n’a pas besoin d’être refait jusqu’à la prochaine consultation, à 10-15 jours.

La durée de l’intervention
Le geste chirurgical est court, moins d’une heure.
Sauf cas exceptionnel, la chirurgie de l’hallux rigidus se déroule en ambulatoire. Vous pouvez donc regagner votre domicile le soir même.

Transfusion
L’intervention chirurgicale est réalisée sous garrot afin de minimiser le risque de saignement. Aucune transfusion n’est nécessaire par la suite.

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